Mes deux premiers couteaux à base de lames Pallarès.

Le premier utilise une lame gabatxas acier au carbone montée sur manche en buis, couteau "deux clous" à friction, sur lequel j'ai tenté un polissage de la lame "tiré en long".

Lame Pallares gabatxas manche buis

Lame Pallares gabatxas manche buis vu de dessus

Lame Pallares gabatxas manche buis fermé

 

Le second est fait à partir d'une lame "común" légèrement retaillée car un peu trop arrondie, puis ayant subi un "tiré en long" qui a souffert lors d'un réaffûtage, et d'un manche en bouleau (qui nécessiterait un nouveau ponçage), dont j'aime bien l'aspect veiné et moucheté par endroits. Par contre, je ne suis pas spécialement satisfait de l'accord entre la forme du manche et celle de la lame, qui ne me paraît correct qu'en position fermée. Copie à revoir donc !

Lame Pallares comun manche bouleau

Lame Pallares comun manche bouleau, vue de dessus

Lame Pallares comun manche bouleau, fermé

 Ce type de lame "común" est prévu pour des couteaux à cran forcé, avec ressort, mais elle a été traitée ici en "un clou" à friction, la découpe du manche ayant permis de gérer simplement la butée. Cette lame me servira prochainement à créer un manche avec ressort et platines, lorsque j'aurai bien assimilé la manière de procéder...

Produit par la coutellerie catalane Pallarès Solsona, ce couteau à cran forcé, à lame "feuille de sauge" si je ne me trompe, en acier au carbone, possède un manche en corne de bélier de 10 cm de long. Le tranchant de la lame fait 8 cm environ. Les rivets et rondelles sont en laiton

Malgré cette petite taille, je l'ai bien en main et j'aime bien sa sobriété.

Pallarès Busa 0 bélier

Pallarès Busa bélier 0 position intermédiaire

Pallarès Busa bélier 0 fermé

Pallarès Busa bélier 0 vu de dessus

Dans l'optique de créer des couteaux de type capucin avec d'autres lames que celels des Opinel jardin, voici des lames reçues de la coutellerie catalane Pallarès Solsona.

Les deux lames du haut sont des "común" carbone et inox, celle du bas une " gabatxa" carbone.

Lames Pallarès

Le Carvin' Jack ™ de Flexcut est un couteau de poche à six lames, pour sculpter. Il existe en version droitier et gaucher, compte tenu de la présence de deux lames gouges à angle droit et d'une lame courbe. Ici, il s'agit d'un modèle pour droitier.

Ses lames étant extrêmement bien affûtées, il est indispensable de les bloquer en position ouverte : elles ne se bloquent qu'à la condition que les deux autres lames présentes sur le même axe soient bien en position repliée. Il faut malgré tout être très prudent en manipulant ces outils lors de leur ouverture et de leur fermeture (et bien entendu lors de leur utilisation).

Je l'ai pour l'instant à peine utilisé pour dégrossir le manche en chêne de l'Opinel n° 8, il va me falloir le tester sur des morceaux de bois de différentes duretés avant de m'attaquer aux manches d'Opinel que j'espère arriver à sculpter.

Ci-dessous, deux vues lames partiellement ouvertes :

Carvin' Jack

carvin jack 2

Sur cette dernière image, de gauche à droite :

  • lame gouge courbe
  • gouge à 90°
  • gouge droite
  • fermoir (ciseau droit)
  • couteau de sculpture
  • burin à 70° (outil en V)

Pendant longtemps, les couteaux suisses ne m'ont pas vraiment intéressé, car je n'en avais pas vraiment l'usage.

Mais à l'occasion de recherches notamment sur les couteaux de jardin, afin de compléter l'Opinel jardin n°8 que j'ai toujours dans la poche, mais aussi de simples canifs, j'ai pu trouver deux modèles Victorinox intéressants qui sont venus enrichir ma collection.

Il s'agit tout d'abord d'un canif à deux lames Victorinox Excelsior Alox, dans le style de mes premiers canifs :

Victorinox Excelsior Alox

ensuite d'un Victorinox Pioneer avec une petite lame courbe (à droite sur l'image), qui a (provisoirement ?) remplacé l'Opinel 7 dans ma poche, en compagnie du 8 jardin :

Victorinox Pioneer Alox

Comme je l'ai dit plus haut, j'ai toujours connu mon père avec un canif dans la poche, et j'ai eu très tôt envie d'avoir le mien.

Est-ce le premier que mon père m'a offert au cours de l'été 1962, ou un autre acheté plus tard et que j'ai retrouvé il y a quelques années ? ou encore un ayant appartenu à mon père (vers la fin de sa vie, c'était un petit Opinel 5 qu'il avait dans la poche, et que j'ai récupéré), mais il ne s'est pas contenté de faire de la figuration, celui-ci, tant ses lames ont été usées par les affûtages répétés !

Canif usé


Quoi qu'il en soit, même si je n'ai plus le souvenir de ce à quoi ressemblait vraiment mon premier canif, je me rappelle qu'il m'avait été acheté dans une armurerie d'Aups, alors que nous passions des vacances à Villecroze, juste avant que je me retrouve pour deux ans pensionnaire au lycée Général Ferrié de Draguignan...

Il ne m'avait pas fallu longtemps pour arriver à me couper la pulpe du pouce en voulant couper des tiges de jonc ! Sourire

Premier couteau présenté, ce bou-saadi avait été commandé par mon père il y a une cinquantaine d'années. Instituteurs, mes parents ont vécu plusieurs années à Bou Saâda, avant d'en déménager en juin 1956 suite à leur mutation liée aux "événements". Ce couteau a été acquis lors de vacances passées à Bou Saâda, quelques années plus tard.

Si ma mémoire ne me trahit pas, sa lame a été forgée à partir d'une lime à bois. Le manche en corne, théoriquement de bélier, mais je ne saurais faire la différence avec une corne de vache, est traditionnellement enserré par un fil de laiton auquel a été associée une chaînette en acier.

Le fourreau en bois est couvert de cuir, ce qui est classique. L'aspect m'évoque du cuir de chameau.

Le couteau mesure 275 mm, dont 170 mm de lame.

Bou-saadi dans son étui

Bou-saadi

L'autre face du bou-saadi

Bou-saadi, vue supérieure

Quoi en dire de plus, sinon que c'est peut-être le seul souvenir physique, palpable, réel qui me reste de l'Algérie, provenant de plus de l'endroit où j'ai passé les six premières années de ma vie.

Que mon père soit remercié de l'avoir fait fabriquer, et que ma mère le soit également pour me l'avoir aussi volontiers donné, quelques années après le décès de mon père ! Merci encore à mes frères qui n'ont pas contesté ce don !